Laurent Ballesta

Laurent BALLESTA, parrain du festival Nature d’Hauteville-Lompnes AIN les 6-7 et 8 mai 2016 !
Il vient de nous le confirmer depuis l’expédition Wild-Touch Expeditions: Antarctica ! Monsieur BALLESTA sera le parrain de l’édition festival Nature d’Hauteville-Lompnes AIN 2016.
C’est un grand honneur qu’il nous fait. Laurent Ballesta proposera au festival Nature d’Hauteville-Lompnes AIN une exposition photo sur l’expédition GOMBESSA, son film « GOMBESSA, Plongée vers nos origines » réalisé par Gil Kébaïli suivi d’une conférence.

Biographie

Laurent Ballesta festival nature hauteville-lompnes AIN 2016

Originaire de la région de Montpellier, il côtoie la mer dès le plus jeune âge et devient moniteur de plongée à sa majorité. Naturellement, ses études universitaires concerneront l’écologie benthique (la faune et la flore qui vit sur le fond des mers). A 25 ans, il achève ses études en découvrant une nouvelle espèce de poissons pour la Méditerranée occidentale, le gobie d’Andromède…
Photographe sous-marin, il est le plus jeune photographe à avoir reçu le plongeur d’or au Festival Mondial de l’Image Sous-Marine. Le seul également à l’avoir obtenu à trois reprises. Il a publié des portfolios dans les grands magazines de la presse française et étrangère (Science, Paris-Match, Figaro Magazine, ÇA m’intéresse, VSD, National Geographic, Daily Mail, Stern, View, Corriere Magazine, Terres Sauvages, Sciences & Vie, etc.). En aout 2009, il a fêté sa 100ème page dans Paris Match et en compte aujourd’hui prés de 150, un record pour des photos sous-marines.
Plongeur professionnel, il a été précurseur en utilisant dès 1999 un tout nouvel équipement de plongée sous-marine, le scaphandre recycleur circuit fermé à gestion électronique de mélange, qui offre des perspectives révolutionnaires d’exploration sous-marine pour plonger plus profond et plus longtemps.
En parallèle, il apparaît à la télévision française, comme conseiller scientifique en environnement marin pour l’émission de télévision Ushuaia Nature où on le voit régulièrement au côté du célèbre globe-trotter Nicolas Hulot.
En 2000, il fonde avec Pierre Descamp, son ami des bancs de l’Université l’association L’Œil d’Andromède ayant pour but de concilier l’étude océanologique et la valorisation du milieu marin qui aboutira en 2008 à la création d’une société, Andromède Océanologie, dont les capacités d’expertise vont de la cartographie bionomique des fonds marins aux études d’impact des aménagements côtiers et à la gestion des écosystèmes littoraux.
Fort de ce savoir-faire en plongée profonde, il réalise en mai 2009, une expédition confidentielle en Afrique du Sud pour vérifier un vieux rêve… En janvier 2010, il y retourne avec son équipe et parviendra, toujours en plongée autonome, à ramener les toutes premières photographies du Cœlacanthe, le fameux poisson « fossile », la plus grande découverte zoologique du XXème siècle que l’on croyait disparu depuis 65 millions d’années et que seuls les robots ou les sous-marins n’avaient réussi à filmer jusque là. Cette première mondiale a fait l’objet d’une émission spéciale Ushuaia Nature fin 2010 et ces photos inédites ont été publié par les grands magazines de la presse internationale (dont National Geographic USA mars 2011).

En janvier 2013, il reçoit le prix international Hans Hass Award qui récompense les hommes et les femmes qui ont accompli des projets d’exploration sous-marine inédits, scientifiques et artistiques, et dont le parcours est susceptible de créer des vocations chez les plus jeunes.
En avril et mai 2013, grâce au soutien financier de la manufacture de haute horlogerie Blancpain, Laurent et son équipe retournent plonger avec le cœlacanthe pour une mission scientifique élaborée avec le Museum national d’Histoire Naturelle de Paris. Jamais auparavant des protocoles scientifiques n’avaient été mis en place par des plongeurs à de telles profondeurs, entre 120 et 145 m. Cette aventure fera l’objet d’un film de 90 min en prime-time pour la chaine de télévision Arte et France 2 (récompensé déjà par 3 grand prix dans des festivals internationaux)
En janvier 2014, Laurent publie son dernier livre Gombessa, rencontre avec le cœlacanthe , le seul recueil photographique à l’heure actuelle sur ce sujet. Il y présente ses meilleures images, celles du poisson mythique et de son environnement ; et retrace l’histoire et les rebondissements d’une aventure qui aura duré 5 années.
En juin 2014, Blancpain renouvelle sa confiance permettant à Laurent de réaliser l’expédition Gombessa 2 « le mystère mérou de Fakarava ». Comme avec le cœlacanthe le challenge est triple, mystère scientifique autour du rassemblement des mérous, scoop images en utilisant uniquement les techniques du ralenti pour figer les comportements de reproduction et de prédation trop rapides pour l’œil humain, et défi de plongée avec une immersion record de 24 heures à plus de 20 m. Cette aventure a fait l’objet d’un film de 90 minutes pour Arte diffusé le 11 juillet 2015 en prime-time.
D’octobre à fin décembre 2015, Laurent partira avec son équipe en Antarctique toujours avec le soutien de Blancpain, en compagnie d’un autre photographe, Vincent Munier, dans le cadre d’un projet initié par le réalisateur Luc Jacquet (la marche de l’empereur) pour des explorations profondes inédites sous la banquise … Au programme, un nouveau film de 90 min pour ARTE, un livre et une exposition « en temps réel » puisque les photographies seront envoyées en France depuis la base Antarctique Française Dumont d’Urville au fur et à mesure que se déroule l’expédition et exposées jour après jour à Paris pendant la COP21.

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Son travail :

Le Coelacanthe

Considéré encore aujourd’hui comme la plus grande découverte zoologique du XXème siècle, on croyait le cœlacanthe disparu en même temps que les dinosaures il y a 63 millions d’années avant qu’un individu ne soit retrouvé dans les filets d’un pêcheur en 1938. Mais ce colosse de 2 m de long demeure rarissime et inaccessible car vivant dans l’obscurité des grandes profondeurs et il a fallu attendre un demi-siècle pour qu’un sous-marin puisse enfin en ramener les premières vidéos en 1985.

Inchangé depuis la nuit des temps et portant en lui les traces d’un passé commun à tous les animaux terrestres à quatre pattes, des gens ont consacré leur vie à essayer d’étudier ce poisson dinosaure, d’autres l’ont même perdu. Dans cette quête moderne d’une licorne bien réelle, 2 plongeurs sont morts en 2001 en voulant être les premiers à l’approcher physiquement, l’observer, le filmer sans l’aide de robots ou de sous-marins.

En Janvier 2010, Laurent Ballesta et son équipe ont voulu relever ce défi de plongeur pour assouvir ce rêve de naturaliste : réaliser ces immersions jusque là impossibles et accéder à l’univers intime du cœlacanthe, ramener les toutes premières photographies de l’animal dans son habitat, les premières images de la rencontre entre un homme et le plus vieux poisson du monde. Des plongées extrêmement engagées, une quête improbable, des chances de réussite plutôt infimes, tout cela au large de la « côte sauvage » si difficile d’accès de l’Afrique du Sud…

Le mystère Mérou

En Polynésie Française, existe un lieu où chaque année se rassemblent en secret des milliers de mérous suivis par des centaines de requins… L’équipe
du biologiste photographe Laurent Ballesta a voulu mieux comprendre ce qui pousse ces poissons à attendre le jour précis de la pleine lune pour se
reproduire tous en même temps ! Avec l’aide des chercheurs CNRS de Moorea, ils ont plongé et réalisé de nombreuses expériences pour étudier et
témoigner de ce phénomène unique.
Profitant de cette période d’une incroyable richesse, Laurent Ballesta a réalisé une plongée record de 24 heures…
Chaque année, des milliers de mérous font un long voyage pour se rassembler dans la passe sud de l’atoll de Fakarava en Polynésie Française. Ces gros poissons viennent attendre le jour de la pleine lune pour se reproduire tous en même temps dans une orgie gigantesque. Pendant les semaines qui précèdent ce grand évènement, les mérous, habituellement solitaires, se retrouvent alors dans une cohabitation violente et dangereuse. Les rivalités entrainent des combats permanents et chaque nuit des centaines de requins profitent de l’aubaine pour les dévorer. Un véritable massacre…

Les mérous vivent l’enfer pendant plus de 4 semaines, pour une reproduction qui durera moins d’une heure et qu’ils ne sont même pas sûr de réussir. C’est là tout le mystère : pourquoi venir si tôt dans la saison pour un événement si bref ? Pourquoi dépenser autant d’énergie en combat alors que la reproduction aura lieu en groupe ? Pourquoi prendre autant de risques face aux requins puisque seul le hasard semble décider de ceux qui auront la chance d’avoir une descendance ?…
C’est pour répondre à ces questions que l’équipe du biologiste photographe Laurent Ballesta, avec le soutien du centre de recherche polynésien le CRIOBE, a monté cette nouvelle expédition « Gombessa ». Pendant 40 jours les scientifiques et cinéastes vont plonger sans relâche, jour et nuit, pour observer ce gigantesque rassemblement et en comprendre les raisons ; ils seront les témoins de ces comportements extrêmement rapides et violents, mais enfin dévoilés dans leurs détails grâce à l’utilisation de caméras spéciales pour obtenir des vidéos ultra-ralenties jusqu’à 1000
images par seconde…

Pour la première fois, et grâce à des méthodes originales, ils vont réussir à estimer avec précision le nombre de mérous, plus de 18000, et le nombre de requins, plus de 700, soit la plus forte densité au monde ! Et pour mieux comprendre les allers-et-venus de tous ces poissons, ils vont également fabriquer une carte en 3D des fonds marins de la passe de Fakarava ; ce haut-lieu de la biodiversité marine, qui donnera envie à Laurent Ballesta de
réaliser un vieux rêve, celui d’une plongée inédite de 24 heures !…

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