Stand du Bugey : Cette exposition a été rendue possible grâce à l’association des membres du Stand du Bugey et du Dreffia.  Les photos de 12 photographes ont été sélectionnées par un jury selon le thème « Le patrimoine naturel du plateau d’hauteville-Brénod« . Le Dreffia a proposé de documenter les textes de chacun des thèmes ainsi que chaque photographie.

Expositions prévues : Lors du Festival Nature Ain du 29 au 31 mai 2026 et lors des Journées européennes du patrimoine du 19 au 20 septembre 2026.

Le plateau d’Hauteville-Brénod appartient au massif du Jura constitué de couches calcaires que l’on appelle bans et formées il y a 150 millions d’années dans un environnement marin avec des zones marécageuses et lagunaires.
Les mouvements et dislocations de l’écorce terrestre, puis l’érosion glaciaire ont sculpté un relief « par monts et vaux », avec des cavités souterraines et des grottes.
La dissolution du calcaire par l’eau acidifiée a aussi façonné des formes particulières comme des lapiaz, appelés localement « lésines », des marmites (Trou de la Marmite), des grottes (Grotte de Vaux Saint- Sulpice) etc.

Photographie de Jean-Luc ROUY

Reculée de la Charabotte et Rocher de la Pente aux Loups, (Plateau d’Hauteville). Bordée de falaises, la vallée étroite de l’Albarine pénètre le val, presque plat, d’Hauteville.

Photographie de Mickaël DOLE

Le Monthoux, (Brénod). Surprenant et repérable de loin, haut de 1012 m, le Monthoux apparait avec son sommet arrondi, raboté par les glaciers.

Photographie de Jean-Luc ROUY

Passage du Trou de la Marmite, (Plateau d’Hauteville). Paysage « par monts et par vaux » du plateau d’Hauteville-Brénod. Au loin Planachat Alt. 1234m

Photographie de Jean-Luc ROUY

Vue sur le Rocher du Grand Sangle (872 m), (Plateau d’Hauteville). Au cœur de la végétation, des amas de pierres, appelés pierriers, se forment sous l’effet du gel et se dérobent sous les pas lorsqu’on les emprunte.

Photographie de Jean-Luc ROUY

Vue sur le Rocher du Grand Sangle (872 m), (Plateau d’Hauteville). Lorsqu’une couche géologique, presque horizontale, entoure en grande partie le versant abrupte d’une montagne, on parle de sangle.

La Cathédrale D' Oncieu - Bernard BRUN
Photographie de Bernard BRUN

Vue sur la roche percée de La Cathédrale (613 m), (Oncieux). L’érosion, due à l’eau, au gel et au vent, a progressivement utilisé une fissure ou une fracture dans la roche. Avec le temps, cette action a élargi la cavité jusqu’à créer un passage. On parle alors d’arche naturelle ou de fenêtre rocheuse.

Photographie de Bernard BRUN

Vue sur la roche percée de La Cathédrale (613 m), (Oncieux). Site naturel ressemblant de loin à la silhouette d’une cathédrale.

Photographie de Jean-Yves PÉLISSIER

Champ de Lapiaz, (Plateau d’Hauteville-Brénod. La puissance de dissolution de l’eau a créé des fractures dans le calcaire, dénommées localement « lésines ».

Photographie de Jean-Luc ROUY

Le Trou de la Marmite, (Plateau d’Hauteville). Situé entre Hauteville et Cormaranche, au niveau du col de Pierre taillée, cette marmite de géant, ainsi nommée, est une dépression circulaire naturelle creusée par l’action d’un torrent, la Mélogne.

Les grottes, comme celle de Vaux-Saint-Sulpice, restent difficilement explorables en profondeur ; tout comme le réseau de circulation souterraine des eaux, très développé, mais mal connu, même par les spéléologues.
Ces grottes en milieu karstique sont des environnements en perpétuelle évolution. Elles conservent néanmoins un certain équilibre global qui a notamment permis à la grotte de la Chènelaz, située sur la commune d’Hostiaz, d’abriter des populations humaines dès la Préhistoire.
Cependant, leur connexion directe avec les eaux souterraines les rend particulièrement vulnérables à la pollution. Les dépôts sauvages de déchets ou certaines activités humaines peuvent en effet contaminer rapidement les sources d’eau potable.

Photographie de Serge CAILLAULT

Grotte de Vaux-Saint-Sulpice – galerie des Pénitents, (Plateau d’Hauteville). La grotte a été découverte en 2020, par le Groupe spéléo d’Hauteville-Lompnes et fait encore l’objet d’explorations. La galerie doit son nom à la présence de stalagmites fines et élancées, rappelant des silhouettes de pénitents alignés.

Grotte-de-vaux - Serge Caillault
Photographie de Serge CAILLAULT

Grotte de Vaux-Saint-Sulpice – salle des Géodes, (Plateau d’Hauteville). La salle tire son nom de la présence de géodes, des cavités rocheuses dont les parois sont recouvertes de cristaux. Comme l’ensemble de la grotte, elle doit être préservée afin d’éviter toute dégradation. L’accès à la grotte est d’ailleurs réservé à la pratique de la spéléologie.

Photographie de Serge CAILLAULT

Grotte dans les falaises de Charabotte et ses belles concrétions, (Chaley). La grotte se distingue par une arche naturelle formée par l’érosion du calcaire, illustrant l’action de l’eau. En raison de sa fragilité, son accès est réglementé et uniquement réservé aux spéléologues adhérents à la Fédération Française de Spéléologie.

L’eau souterraine s’accumule et circule dans le karst, un relief calcaire formé par la dissolution de la roche, puis elle ressort parfois sous forme de sources importantes, comme celle de la Palud, captée pour la distribution publique.
Parfois les eaux des ruisseaux ou rivières se perdent et ressurgissent, comme l’Albarine qui se perd au lieu-dit En Gour et réapparait au pont de Thines pour se jeter du haut de la reculée de Charabotte.
Quant aux zones planes, aux cuvettes glaciaires et au sous-sol imperméable, ils conditionnent la formation de différents milieux aquatiques comme les marais, les tourbières et les étangs créés et exploités par l’homme, depuis des temps immémoriaux pour la pêche et des usages récréatifs.

Photographie de Jean-Luc ROUY

Cascade de Charabotte, (Plateau d’Hauteville). L’Albarine se précipite du haut de la falaise de la reculée de Charabotte, 115 m plus bas. Le site est classé depuis 1909 comme « site légendaire classé monument naturel de caractère artistique », le seul du département de l’Ain.

Photographie de Mickaël DOLE

Cascade du Sautoux, (Brénod). Située dans les sous-bois de Brénod, l’eau a dissous la roche et s’écoule par une dépression circulaire naturelle qui se creuse par l’action du torrent.

Photographie de Sylvie PÉJOT

Cascade du bief des Vuires, (Plateau d’Hauteville). Beauté fugace des cours d’eau figés par le gel, comme arrêtés dans le temps. Bien que le bief de Vuires se déverse dans la Mélogne, la cascade située en contrebas de leur confluence conserve le nom de « cascade du bief de Vuires ».

Photographie de Yolande BOUCHET

Cascade de Mélogne, (Plateau d’Hauteville). Elle change de visage au fil des saisons : impétueuse après la pluie, paisible sous le soleil. Le temps et l’eau façonnent sans relâche la roche, laissant apparaitre une concrétion calcaire qui pourrait évoquer le début de la formation d’un pain de sucre.

Photographie de Mickaël DOLE

Étangs Maron, (Brénod). Les étangs Maron regroupent au total sept étangs dont certains sont envasés, tandis que d’autres sont encore exploités, reliés entre eux par un réseau de chenaux. Creusés vers 1120 par les moines de la chartreuse de Meyriat, ils s’intègrent à la zone humide de Brénod.

Photographie de Bernard BRUN

L’étang des Lésines, (Plateau d’Hauteville). Il s’inscrit dans la zone humide du marais de Vaux. Aménagé pour la promenade, la pêche et la chasse, il constitue l’étang le plus vaste et le plus fréquenté de la commune.

Photographie de Sylvie PÉJOT

Marais des Léchères, (Plateau d’Hauteville). Il fait partie de la zone humide du Genevray avec un bas-marais et deux étangs creusés, en 1234, par les moines de l’abbaye de Saint-Sulpice. Le marais offre une végétation de sources alcalines.

Photographie de Jean-Luc ROUY

Les méandres du bief des Vuires, (Plateau d’Hauteville). Le bief des Vuires embourbé dans les bas-fonds du marais de Vaux décrit des méandres avant d’atteindre l’étang des Lésines.

Photographie de Sylvie PÉJOT

Fossé central de l’étang des Loups, (Brénod). Étang périodique, au fonctionnement hydraulique complexe, il s’assèche une grande partie de l’année, tandis qu’à l’automne et au printemps il est entièrement inondé. Le fossé central constitue le seul point d’eau permanent.

Photographie de Mickaël DOLE

L’Albarine (Plateau d’Hauteville-Brénod). L’Albarine, surnommée « rivière blanche » par les Gaulois, s’étend sur environ 60 km dans l’Ain. Née dans la combe de Léchaud, elle traverse le plateau d’Hauteville-Brénod, alimentée par des ruisseaux, et serpente lentement à travers un terrain plat et marécageux autour de Brénod.

Le plateau d’Hauteville-Brénod comprend quatre zones humides reconnues comme patrimoine biologique : celles du marais de Vaux et du Genevray (Plateau d’Hauteville) ; du marais En Jarine (Aranc et Corlier) et celle de Brénod (Brénod et Champdor-Corcelles), cette dernière ayant été labellisée RAMSAR, en 2024, pour sa gestion durable.
Ces zones, notamment les tourbières héritées des glaciations, jouent un rôle d’éponge en stockant et restituant l’eau.

Ainsi Brénod conserve des sites remarquables, comme la Combe de Léchaud, qui abrite une densité exceptionnelle de huit tourbières, dont certaines à sphaignes, formées il y a des milliers d’années dans des creux laissés par les glaciers, favorisant l’accumulation de tourbe qui atteint plus de 5 mètres de profondeur.
En France, la moitié des zones humides a disparu en 30 ans, ne représentant plus que 3 % du territoire métropolitain.

Photographie de Mickaël DOLE

Étang des Loups, (Brénod – Champdor-Corcelles). Tout à la fois étang, prairie humide et tourbière, il constitue une réserve d’eau d’environ 200 000 m3. Sa préservation a été actée dans le but de protéger une station très importante d’espèces végétales et animales menacées et présentes sur ce site.

Photographie de Mickaël DOLE

Marais de la Scie, (Brénod). C’est un espace naturel discret mais précieux, caractéristique des paysages humides du plateau d’Hauteville – Brénod. Il fait partie d’un ensemble de marais et de tourbières liés à la rivière Albarine. C’est un milieu naturel riche en biodiversité (libellules, amphibiens, oiseaux, plantes spécifiques aux zones humides).

Photographie de Sylvie PEJOT

Touradons, Plateau d’Hauteville. Les touradons ne sont pas des plantes mais plutôt des formations végétales se trouvant dans certaines tourbières. Ils sont composés de plantes annuelles qui repoussent sur leurs anciennes racines et feuilles mortes en décomposition.

Photographie de Mickaël DOLE

Chevaux Tarpan du marais de Vaux, (Plateau d’Hauteville). Reconnaissables à leur robes grises avec une raie plus foncée à hauteur de la colonne et parfois des zébrures aux pattes, ces Tarpans, issus de la souche Konik jouent un rôle primordial pour l’écosystème. Ils ont seulement besoin d’eau et de broussailles.

Demoiselle (Calopteryx) - Sébastien PLUMEY
Photographie de Sébastien PLUMEY

Demoiselle, (Calopteryx), (Plateau d’Hauteville). Les demoiselles et les libellules sont deux types d’insectes différents. Les demoiselles se distinguent dans les zones humides par leurs couleurs éclatantes, bleu métallique, rouge vif, jaune pâle… Leurs quatre ailes, fines, nervurées et translucides, reflètent souvent les teintes de leur corps.

Photographie de Sébastien PLUMEY

Grenouilles vertes (Pelophylax kl. esculentus), (Plateau d’Hauteville). L’espèce est partiellement protégée : il est interdit, sur l’ensemble du territoire et en toute période, de mutiler ou de naturaliser les grenouilles vertes, qu’elles soient vivantes ou mortes, ainsi que de transporter ou de commercialiser des individus capturés, prélevés ou détruits.

Photographie de Jean-Luc ROUY

Héron cendré (Ardea cinerea), (Plateau d’Hauteville). Le héron cendré est un géant des eaux douces, reconnaissable à ses longues pattes, son long bec et son long cou ! L’avez-vous déjà vu se tenir sur une seule patte ? Il mesure environ 90 centimètres. Son bec en forme de poignard témoigne de son aliment favori, le poisson.

Les forêts couvrent 50 % de la surface du plateau d’Hauteville-Brénod. Elles présentent une riche diversité d’essences : hêtre, sapin, érable sycomore et sorbier des oiseaux ; avec des zones spécifiques comme sapinières, chênaies, hêtraies et vallons regroupant différentes espèces végétales.
Mais des menaces récentes pèsent sur celle-ci, notamment avec la pyrale qui a décimé le buis, et les scolytes affectant les épicéas.
Les peuplements feuillus sont dominés par des taillis de chêne, hêtre et érable ; on trouve aussi des hêtraies et des noisetiers dans les pâturages abandonnés. Les haies d’épineux comme l’aubépine structurent encore le paysage agricole et servent de refuge pour la faune et la flore.
Vitale dans l’histoire du plateau, la forêt représente encore aujourd’hui une ressource importante pour la construction, le chauffage, le tourisme, la chasse, … et une réserve de …biodiversité.

Forêt d'Hostiaz - Sébastien PLUMEY
Photographie de Sébastien PLUMEY

Forêt d’Hostiaz, (Plateau d’Hauteville). Les forêts du plateau d’Hauteville et de Brénod sont d’origine seigneuriale ou ecclésiastique (abbayes). Les plus anciennes abritent de vieux arbres ainsi que du bois mort, essentiel à la décomposition, au recyclage des nutriments et à la vie de la faune.

Photographie de Mickaël DOLE

Sapinière, (Plateau d’Hauteville). Elles ont souvent été peuplées sur des délaissés agricoles reboisés à la fin du XIXe siècle. Les sapinières sont alors traitées en futaie jardinée, en mélange avec hêtre et noisetier. L’épicéa y a été introduit par plantation.

Tilleul de Sully - Jean-Luc ROUY
Photographie de Jean-Luc ROUY

Le Tilleul de Sully, (Plateau d’Hauteville. Situé sur la butte de Servoin à Cormaranche, il a été planté, il y a 400 ans sous l’égide de Sully, ministre d’Henri IV et pour commémorer le rattachement de l’Ain au Royaume de France, en 1601. Dans les années 1970, son tronc a été endommagé par un orage ce qui a nécessité plusieurs travaux majeurs pour assurer sa pérennité.

La flore du plateau d’Hauteville-Brénod est emblématique des fleurs de montagne. Elle inclut des espèces comme le framboisier, le sceau de Salomon, le sureau rouge et le séneçon de Fuchs. Des plantes calcicoles, telles que le troène et le chèvrefeuille des haies, s’y trouvent également.
Le lis martagon est très présent sur tout le plateau, notamment dans les forêts claires et le long des anciennes pistes de ski.
La diversité des marais apporte une grande richesse florale avec des Orchis ou l’Iris de Sibérie. On peut noter aussi la présence de relictes glacières comme l’Œillet superbe.

Drosera rotundifolia - Sylvie Pejot
Photographie de Sylvie PEJOT

Rossolis à feuilles rondes (Drosera rotundifolia), (Brénod). Plante carnivore, présente dans les prairies para-tourbeuses et sur les tourbières acides de toute la région. Pour compenser les faibles apports en nutriments du sol, elle est capable de capturer et digérer de petits insectes à partir des poils glanduleux développés sur ses feuilles. Elle a des vertues thérapeutiques.

Photographie de Mickaël DOLE

Iris de Sibérie (Iris sibirica), (Brénod). Plante emblématique des landes et prairies humides, très rare en France, elle est aujourd’hui menacée d’extinction à l’échelle nationale et européenne. Protégée au niveau national, elle figure également sur la liste rouge des espèces menacées en France.

Frilliaire Pintade - Gilles BAILLY
Photographie de Gilles BAILLY

Fritillaire pintade (Fritillaria meleagris), (Brénod). Plante sauvage remarquable, elle se distingue par sa fleur en clochette au motif en damier violet et blanc. Emblématique des prairies humides, elle est aujourd’hui fragilisée par la dégradation de son habitat.

Photographie de Mickaël DOLE

Erythronium (Erythronium dens-canis), (Plateau d’Hauteville). Appelé aussi Dent de chien, à cause de la forme de son bulbe, il fleurit de mars à mai en sous-bois, clairières ou pâturages. Il n’existe qu’une seule espèce sauvage d’Erythrone en France.

Oeillet superbe - Mickaël DOLE
Photographie de Mickaël DOLE

Œillet superbe (Dianthus superbus), (Plateau d’Hauteville). Je mesure entre 30 et 80 cm de hauteur. Je suis présent en Europe mais rare et protégé en France. Mon espèce est menacée par la disparition et l’enrichissement des prairies humides.

Photographie de Mickaël DOLE

Sabot de Vénus (Cypripedium calceolus), (Plateau d’Hauteville). Cette station a aujourd’hui disparu suite à une coupe rase de la parcelle. L’espèce est liée principalement aux hêtraies et aux lisières assez ensoleillées des boisements de montagne. Rare en raison de ses exigences écologiques, cette orchidée est inscrite sur la liste rouge nationale et protégée au niveau national.

Swertie vivace - Mickaël DOLE
Photographie de Mickaël DOLE

Swertie vivace (Swertia perennis), (Brénod). Cette gentianacée se distingue nettement des nombreuses gentianes du plateau. Caractéristique des milieux humide de montagne, elle est très sensible à toute modification exercée sur les marais et tourbières : drainage, remblais, mais aussi l’eutrophisation due aux apports d’eaux usées ou épandages.

Parnassie des marais - Marais de Vaux - Jean-Luc ROUY
Photographie de Jean-Luc ROUY

Parnassie des marais (Parnassia palustris), (Plateau d’Hauteville). On l’appelle aussi étoile des marais, mais elle pousse surtout dans des zones humides ouvertes comme les prairies de montagne, les tourbières ou les bords de rivières. Elle aide à protéger les sols, à filtrer l’eau et à stocker du dioxyde de carbone, ce qui en fait une plante utile pour l’environnement.

Entre 900 et 1 000 mètres, on peut entendre le casse-noix moucheté, oiseau typique des forêts de conifères, le bouvreuil, la mésange huppée, le bec croisé, le pic noir ; la caille des blés dans le marais En Jarine à Corlier et l’alouette lulu non loin du marais de Vaux ; rencontré le lynx ou le loup dans la forêt, etc.
Dans les gorges boisées de l’Albarine, on peut observer le cincle plongeur et la bergeronnette des ruisseaux pendant la saison de nidification. De nombreux éboulis se sont développés sur les pentes de la reculée jusqu’au village de Chaley, dominé par de nombreuses falaises. Au printemps, ces falaises abritent des hirondelles de rochers et le grand corbeau, le faucon pellerin et le grand-duc.
Cette vallée de l’Albarine abrite aussi une petite population de chamois.
La biodiversité animale confirme l’importance de protéger ces milieux naturels, sous peine de perdre des habitats précieux et des espèces emblématiques

Lynx boréal - Mickaël DOLE
Photographie de Mickaël DOLE

Lynx boréal (Lynx lynx), (Aranc). Un grand prédateur rare et emblématique de nos forêts, difficile à observer mais essentiel à l’équilibre des écosystèmes. Regardez bien ! Ils sont deux.

Photographie de Marie-Claude DOLE

Chamois (Rupicapra rupicapra), (Plateau d’Hauteville). Un animal emblématique des montagnes, parfaitement adapté aux terrains abrupts grâce à son agilité exceptionnelle.

Renard roux - Guillaume ROUBY
Photographie de Guillaume ROUBY

Renard roux (Vulpes vulpes), (Champdor-Corcelles). Il se nourrit de petites proies (lapins, campagnols…), d’insectes, de vers de terre, de fruits et baies notamment. Chaque année, un animal capture, dans les prairies des milliers campagnols, ce qui en fait un allié pour les agriculteurs.

Photographie de Mickaël DOLE

Chouette chevêchette (Glaucidium passerinum), (Plateau d’Hauteville). Relicte de l’ère glaciaire, c’est la plus petite chouette d’Europe, discrète mais remarquable, elle mesure entre 15 et 20 cm. Sensible à la gestion forestière et à la disparition des vieux arbres, elle est protégée en France.

Cincle plongeur - Guillaume ROUBY
Photographie de Guillaume ROUBY

Cincle plongeur (Cinclus cinclus), (Plateau d’Hauteville). Le cincle vit toute l’année dans les eaux vives, limpides et bien oxygénées des parties amont des cours d’eau, car il est sédentaire. C’est dans ces milieux qu’il trouve les petites proies aquatiques dont il se nourrit. Il privilégie particulièrement les zones rocheuses et escarpées, essentielles à sa nidification.

Photographie de Guillaume ROUBY

Faucon pèlerin (Falco peregrinus), (Plateau d’Hauteville). Oiseau protégé, les falaises lui servent de site de nidification, de poste d’observation, de lardoire (plateforme utilisée par le faucon pèlerin pour dépecer et manger sa proie) et de dortoir.